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24 mai 2009
Romain Jouan: «Jouer Roddick, c'est génial!»
Le rêve se poursuit pour Romain Jouan. Repêché jeudi soir pour intégrer le tableau final de Roland-Garros, le Brestois (310eà l'ATP) a appris hier midi qu'il affrontera au premier tour Andy Roddick, ancien n°1 mondial. Enorme!
«C'est un truc de dingue!» En une phrase, Romain Jouan résume parfaitement ce qui lui arrive depuis quelques heures. Depuis ce message laissé sur son répondeur vers 18h jeudi soir. «C'était l'organisation de Roland-Garros qui me prévenait que j'allais peut-être bénéficier d'une invitation pour le tournoi, mais sans me donner plus d'explications», raconte le jeune Brestois (24 ans le mois prochain), aujourd'hui installé à Bordeaux où il est d'ailleurs licencié.
«Je faisais mes courses chez Carrefour»
«Et puis une heure plus tard, Gilbert Ysern (le directeur du tournoi) m'a rappelé. J'étais en train de faire mes courses avec ma copine chez Carrefour. Il m'a annoncé que j'étais repêché pour disputer le tableau final de? Roland?. C'était fabuleux!» Et totalement inespéré pour un joueur qui tablait «seulement» sur une wild-card pour les qualifications. Un sésame qu'il a manqué de peu. «Si Thierry Ascione avait pu intégrer directement les qualif' grâce à son classement, j'aurais eu la dernière invitation attribuée aux Français. Mais il n'y est pas entré à une place près», raconte Romain Jouan, forcément déçu par ce coup du sort. Avant qu'un gros coup de pouce du destin ne vienne chambouler sa fin de semaine. Invité par les organisateurs pour disputer le tableau final, l'Américain John Isner, malade, a dû renoncer. Et c'est le Finistérien qui en a profité, car le règlement interdit d'attribuer une invitation à un joueur ayant disputé les qualifications. «Je crois que je vais envoyer un message à Isner pour le remercier», rigole le Brestois.
«J'ai eu une grosse montée d'adrénaline»
Un bonheur ne venant jamais seul, Romain Jouan a tiré le gros lot au tirage. Car son adversaire au premier tour sera l'Américain Andy Roddick (26 ans), ancien numéro1 mondial (durant neuf semaines fin 2003) et vainqueur de 27 tournois ATP, dont l'US Open en 2003. Rien que ça... «Sur le coup, j'ai eu une grosse montée d'adrénaline. Je me suis dit: ?Putain, je vais jouer le 6emondial, je vais être ridicule ?. Et puis rapidement, j'ai réalisé que jouer Roddick, c'est vraiment génial!» D'autant que le match pourrait avoir lieu sur un grand court. «J'aimerais bien le n°1. Le Central? Ça peut faire peur. Il faudrait que j'aille voir un psychologue avant», sourit le Finistérien, qui tentera de faire mieux qu'un certain Jo-Wilfried Tsonga: pour son premier Roland-Garros en 2005, le Manceau avait été battu d'entrée par... Roddick (6-3, 6-2, 6-4). «Je dois y croire. Il faudra que je sois en transe, que je lâche mes coups, mais sans me précipiter et sans trop cogiter», indique Jouan, qui s'entraînera ce matin avec Arnaud Clément, face à qui il disputera ensuite un match-exhibition. Ce sera sur le court n°1. Celui qui accueillera peut-être le match de sa vie, lundi ou mardi.
SOURCE LE TELEGRAMME : Ronan Tanguy





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