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12 janvier 2009

Merci TONIO !!

IMG_1053.jpg Une page du tennis breton s'est tournée à Pontivy. Antoine Ripalda (73 ans) a rangé définitivement ses raquettes au placard à l’issue de l’assemblée générale de la Ligue de Bretagne, dont il est le président depuis janvier 2001. Après avoir occupé le poste de conseiller technique régional durant 25 ans.

Un dernier rendez-vous avec le tennis breton. Un ultime discours avant de tirer sa révérence. Avec la boule au ventre, forcément. « On n’efface pas comme ça 35 ans passés à la ligue », souligne Antoine Ripalda.

1973. Le Parisien Antoine Ripalda a 38 ans lorsqu’il met le cap à l’ouest.

Il vient d’accepter le poste de conseiller technique régional que lui a proposé le directeur technique national de l’époque, Gil de Kermadec. Une autre vie peut débuter pour cet Espagnol d’origine, jusqu’alors prof de math. « J’ai toujours aimé enseigner, toujours voulu transmettre », explique celui qui, en parallèle à ses cours, est entraîneur de tennis à Aulnay-sous-Bois. Un sport qu’il n’a découvert qu’à 25 ans, après lui avoir préféré la course à pied et le tennis de table. « Le fait de pouvoir taper dans la balle en plein air, ce fut pour moi une révélation. Je courais partout. Grâce à mes jambes, j’ai pu progresser. J’avais un bon coup droit, mais une technique moyenne en revers. »

« On accompagnait la croissance »

IMG_1129b.JPG 1973, donc. Antoine Ripalda débarque en Bretagne. « En étant classé 15, j’étais le numéro 2 breton », se souvient-il. Formation des initiateurs, mise en place de plans de détection, organisation de la partie sportive, création de centres départementalisés... Les chantiers ne manquent pas pour le nouveau CTR, à une époque où le tennis est en plein boom. « C’était une période euphorique. On accompagnait la croissance. Quand je suis arrivé, il y avait 6.000 licenciés. Treize ans plus tard en 1986, ils étaient 56.000 ! », s’enthousiasme le technicien, qui se souvient du credo d’Albert Sancier, le président de la Ligue de Bretagne à l’époque : « Il disait aux élus municipaux : "Construisez des courts, nous les animerons". »

Breton 5.jpg « Je n’étais que CTR »

Antoine Ripalda, lui, a réussi le tour de force de devenir président de ligue après avoir été conseiller technique. Un parcours atypique qui l’a amené à siéger à la fédération française. Chargé de mission pour le mini-tennis, il s’est rangé aux côtés de Christian Bîmes, le controversé patron du tennis tricolore, en proie à des démêlés judiciaires. « L’homme a peut-être fait des conneries, je n’en sais rien. Mais le président a beaucoup fait. Et c’est ce que je retiens », déclare « Tonio », qui affirme ne pas avoir prémédité son arrivée à la tête de la ligue bretonne. « On est venu me chercher. J’ai hésité. Après tout, je n’étais que CTR. Je me suis demandé si j’étais capable d’assumer cette fonction. » Deux mandats plus tard, Ripalda dit pouvoir se regarder dans la glace. « On va peut-être dire que je manque d’humilité, mais je laisse une ligue en excellente santé avec 45.000 licenciés. » Une ligue difficile à quitter ? « Je ne me sentais pas repartir », répond-il après une longue hésitation. « Si j’avais eu cinq ans de moins, oui peut-être. Dans ma tête, ça va. Physiquement aussi. Mais dans quatre ans, comment je serai ? Il n’était pas question de faire le match de trop. Jusqu’ici, je me suis toujours occupé des autres avec un minimum de reconnaissance. Désormais, je vais avoir du temps pour moi. »

Merci TONIO !!

Article LE TELEGRAMME - Ronan Tanguy

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